
Par Saxleo le 11/02/2002
Le micro (I)
Bien qu'ayant précisé
l'importance de l'interaction des effets, le micro avec le préampli sont tout
de même les pièces maîtresses de la chaîne. En effet, c'est grâce à lui que
les ondes sonores (déplacement de l'air) vont se transformer en signal électrique.
Les micros d'aujourd'hui sont arrivés à un niveau impressionnant pour un prix
raisonnable. Pour un niveau professionnel, la fourchette va de 6000 Francs à
environ 30 000 Francs.
Il y a plusieurs manières de classer les micros. D'abord, l'académique et très
générale :
- Microphones dynamiques : bobine mobile. Ils sont robustes et ne coûtent pas
chers. Ils ne nécessitent pas d'alimentation extérieure. Ce sont les micros
de scène - La "sucette au bout rond".
- Microphones condensateurs : haute qualité, fragiles et sensibles. Ce sont
les micros de studio. La "bûche de Noël".
- Les autres : à électret, avec ou sans transformateurs, etc.
Pratiquement tous les micros de studio possèdent une large membrane pour capter
la subtilité de tous les sons. Sans entrer dans les détails techniques, il existe
deux catégories "caractéristiques" de micro de studio:
- Les micros électroniques : ils sont parfaits avec un bruit négligeable mais
ils ont tendance à durcir le son surtout dans un contexte numérique.
- Les micros à lampes : Ils sont plus bruyants, moins précis mais donne une
chaleur impossible à reproduire par l'électronique.
Après, bien sûr, il y les sous catégories avec ou sans transformateur
ou d'autres détails techniques (double diaphragmes, matière de la membrane,
type d'électronique embarquée, etc...).
L'autre point important
est la directivité. Cela correspond à l'espace qu'est capable de capter de manière
optimale le micro. Pour capter une ambiance, il faut un micro capable de capturer
tout les sons autour de lui (omnidirectionnel). Pour un chanteur au milieu de
rockers déchaînés, on choisira un micro très directionnel. En plus, il
faut tenir compte d'un phénomène "gênant" : la propagation des ondes n'est pas
la même pour les aigus et les graves. Le concert de 50000 personnes en plein
air est un bon exemple. Mise à part la puissance sonore, vous constaterez que
le son n'est pas le même en fonction de la distance par rapport aux hauts parleurs.
Les directivités sont des types suivants :
- omnidirectionnel
- cardioïde large
- cardioïde (voir photo ci.contre)
- hypercardioïde
- en huit
On peut rajouter les intermédiaires. Pour être honnête, le plus courant et facile
à utiliser est le cardioïde parce qu'en studio on utilise principalement la
proximité et semi-proximité. Néanmoins dans certaines applications la différence
est flagrante.
