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Utilisé pour l'enregistrement ou la sonorisation, le micro est un transducteur transformant une onde acoustique en signal électrique exploitable par la chaîne audio (préampli, ampli, enregistreur, enceintes...). On en distingue 4 types selon les technologies qu'ils exploitent : les dynamiques, les statiques (à lampe ou à transistor), les micros à électret et les micros à ruban, chacun de ces types étant décliné en différentes directivités (omni-directionnelle, cardioïde, hyper-cardioïde, etc.).

Par Aspen Pittman le 20/04/2003
Prise de son stéréo
Techniques de base pour la prise de son stéréo

Le prise de son stéréophoniqueCet article fait suite aux précédents dossiers sur les microphones. Ici, nous traiterons d'un domaine aussi délicat qu'important, celui des techniques de prise de son stéréo.

L’emploi de techniques de prise de son stéréo se basant sur des couples appairés peut faire toute la différence entre un enregistrement médiocre et un enregistrement remarquable. Il est vrai que nous écoutons le monde qui nous entoure en stéréo, grâce à deux oreilles semblables. La prise de son stéréo peut être employée dans des applications aussi variées que les instruments individuels, les petits ensembles ou les orchestres complets. Nous allons ici aborder quelques-unes des techniques de prise de son stéréo éprouvées utilisées à l’occasion de nombreux enregistrements professionnels. (Dans l’esprit de cet ensemble de dossiers sur les microphones, les techniques de prise de son stéréo sont un sous-ensemble de techniques multi-micro visant spécifiquement à capturer avec précision une source sonore avec une symétrie gauche-droite similaire à la perception des sources sonores qu’ont nos oreilles.)

Plusieurs facteurs doivent être examinés avant de déterminer quelle est la meilleure technique de prise de son stéréo. Bien que les résultats varient en fonction de la directivité, il est souvent nécessaire d’utiliser la distance par rapport à la source sonore pour déterminer la quantité de réflexion de la pièce/signal source direct désirée. Des restrictions quant aux distances et aux positions entrent aussi en jeu, comme la nécessité de libérer l’espace entre le public et la scène. Il est également recommandé d’envisager la compatibilité mono, particulièrement s’il est prévu que l’enregistrement soit diffusé à la radio ou à la télévision.

Les techniques de prise de son stéréo qui suivent entrent dans deux catégories principales : les techniques coïncidentes et les techniques non-coïncidentes. Avec les techniques coïncidentes, les micros sont placés extrêmement près les uns des autres, tandis qu’avec les techniques non-coïncidentes, ils sont plus espacés. Si les méthodes coïncidentes sont considérées comme étant très précises, certains trouvent cette précision excessive. Il leur est souvent reproché de générer un champ stéréo trop étroit ou confiné aux haut-parleurs lors de la lecture. (Il est parfois possible d’y remédier en éloignant légèrement les micros coïncidents afin qu’un décalage temporel soit créé entre leurs côtés.)

Les techniques non-coïncidentes sont considérées comme moins précises mais offrant toutefois un son plus ample. En effet, l’élargissement de l’espace entre les micros élargit également le placement virtuel de nos oreilles. Comme tout ce qui touche aux microphones et aux techniques qui y sont associées, ces considérations sont sujettes à l’interprétation et à l’expérimentation. En fait, il n’est pas rare de voir des ingénieurs du son employer simultanément des techniques appartenant aux deux catégories évoquées. Dans ces cas de figure, les couples coïncidents fournissent un signal primaire bien défini tandis que les couples non-coïncidents sont placés afin de capturer le son réfléchi, ce qui permet un meilleur contrôle de l’ambiance.